mardi 7 juin 2011

Minerva's Den, un DLC pour BioShock 2 (Plaidoyer pour le FPS d'exploration).


Les temps sont mornes pour les amateurs de FPS en solitaire. La plupart des jeux de ce type ne sont plus que l'équivalent d'attractions pour gosses, de piteux trains fantômes sans intérêt. Trop courts, extrêmement dirigistes, automatisés à outrance : voilà l'héritage laissé par le succès commercial de Call of Duty 4. Plusieurs titres, dont la publicité vante les qualités authentiques, se révèlent en fait de tristes copies de ce dernier. Pour beaucoup, Duke Nukem Forever est le dernier clou dans le cercueil du genre.

Un de ces clous, planté par les facétieuses consoles, avait été l'annulation de Minerva's Den, la seule véritable extension solo de BioShock 2. Environ neuf mois après sa sortie sur les machines de salon, et après moult réclamations de fans, la voilà qui débarque finalement sur nos PC.

On est donc replongé dans la cité engloutie de Rapture, et l'effet est paradoxal : comme privé d'oxygène pendant trop longtemps, on respire soudain un grand bol d'air frais. On réapprend à explorer, à revenir sur ses pas, à farfouiller. On peut s'arrêter pour regarder les poissons au-travers d'une vitre sans avoir l'attention monopolisée par des explosions ou un militaire nous hurlant des ordres. On constate avec stupéfaction que les développeurs nous laissent jouer à notre rythme. Et ça fait un bien fou!

Comme c'était déjà le cas dans BioShock 2, le joueur enfile dans ce DLC les bottes de plomb d'un Big Daddy, ces scaphandriers massifs emblématiques de la série. Le Sujet Sigma, de son nom de code, parcourt ici l'Antre de Minerve, l'aile technologique de Rapture. En son coeur se trouve le Thinker, un super calculateur qui gère à peu près tout ce qui se passe dans la ville, et, à la surprise de ses créateurs, se met à penser.

Le connaisseur fera rapidement la comparaison (à tort?) entre le Thinker et Shodan, l'intelligence artificielle malfaisante de la série des System Shock. Mais l'univers de BioShock se situant dans un cadre rétro-fantastique, il n'y est pas question d'ordinateurs futuristes. L'informatique en est encore à ses balbutiements. Les machines de Rapture fonctionnent avec des cartes perforées, et on croisera de nombreuses consoles aux cliquetis incessants, qui participent à rendre l'ambiance sensiblement différente des épisodes précédents.

Comme tout élément de pouvoir à Rapture, le Thinker provoque des conflits d'intérêts et d'idéologies. Chacun veut imposer sa vision des choses et en tirer profit, y compris Andrew Ryan, qui fait preuve, au travers d'enregistrements (le moyen narratif principal de BioShock), d'une curiosité pas désintéressée pour cette technologie émergente. Mais le vieux bougre arrive un peu tard à la fête, et l'histoire porte sur le conflit opposant Charles Milton Porter à Reed Wahl, deux des co-créateurs du Thinker.

On pense alors à la place de l'informatique dans le monde d'aujourd'hui, à Internet, et à ceux qui ont cherché et cherchent encore à en tirer les bénéfices par le contrôle.

Le bruit des pas lourds d'un Big Daddy rompt la méditation. Pour peu que l'on se soit suffisamment bien équipé, c'est l'heure de l'affrontement. L'adversaire vaincu, on prend alors sous son aile la Little Sister qu'il protégeait, afin de lui faire collecter de l'Adam, ressource nécessaire à l'achat de nouveaux pouvoirs. Lors de la collecte, il s'agira de protéger la petite, assaillie par les Splicers, ces junkies accros à la ressource.

Ce pan du gameplay, quasiment un jeu dans le jeu, a servi à dynamiser l'action de BioShock 2 et lui a assuré un succès que l'on n'attendait pas vraiment. A tel point qu'il est parfois considéré comme meilleur que son aïeul. Je ne suis pas tout-à-fait d'accord avec cette opinion, mais il faut se rendre à l'évidence que les batailles y sont plus frénétiques.

Les nouveautés de ce DLC ne sont pas surabondantes mais ont le mérite d'exister : une nouvelle arme, sorte de laser pas transcendant mais efficace, une nouvelle plasmide, qui permet de créer des mini vortex, et un nouveau type de Big Daddy. Tout cela n'est pas bouleversant, mais on pardonne face au plaisir que l'on ressent en arpentant de nouveau les couloirs suintants de la ville maudite.

Minerva's Den clot de belle manière le chapitre subaquatique de la famille des "Shock". Il est construit comme un mini-BioShock 2, reprenant tous ses élément de manière condensée, et jouit d'une difficulté très bien dosée. L'histoire, touchante et fort bien écrite, est appuyée par une musique et des voix de grande qualité, dans la tradition mélancolique de la série. Son récit est indépendant de l'histoire principale de Rapture mais s'y inscrit à merveille. On passera environ 5 heures à arpenter cette Antre suivant le niveau de difficulté choisi, et si l'on décide ou non de délivrer toutes les Little Sisters.

Voilà exactement ce dont les fans avaient besoin en attendant la bave aux lèvres BioShock Infinite. Espérons néanmoins que celui-ci ne nécessite pas l'usage du très mal conçu Games for Windows Live, qui était pour certains une raison de bouder BioShock 2. C'est une position qui se défend, mais c'est également une grave erreur : en ces temps de disette, le jeu et son DLC sont plus que recommandables pour tout joueur de bon goût.

8/10

lundi 21 février 2011

vendredi 11 février 2011

Merci encore aux Russes.

Hourra, grâce à RuTube, je peux enfin mettre ça en ligne :



Plus de vidéos désormais exportées vers l'Est : guyrification.rutube.ru

Vivent les Russes! Vivent Tintin et Milou!


mardi 4 janvier 2011

mercredi 3 novembre 2010

La Rue Piat c'est Voyou



En 2008, j'ai écris un post intitulé "La Flamme et les Cons".
Il se terminait comme ceci :

"Heureusement, de retour à Belleville, j'ai pu savourer le calme d'un quartier dont les habitants ethniquement variés (dont pas mal de Chinois) vaquaient tranquillement à leurs occupations.
Un quartier sain, où les Blancs ne cherchent pas à sauver les minorités pour se donner en spectacle, et, accessoirement, gagner leur place au Paradis.

Tas de cons."

J'étais apparemment trop jeune et trop naïf à cette époque lointaine.
De l'eau a coulé sous les ponts depuis.
Et puis non, pas de l'eau : du SANG.

***

Je partais à la campagne pour le week-end, lorsqu'en descendant la rue de Belleville, je croisai pas mal de Chinois du coin qui commençaient à organiser une manif'. Sur leurs pancartes : "Sécurité à Belleville". Ne comprenant pas trop en quoi les habitants du quartier souffraient d'insécurité, je continuai ma route. Plus tard, aux infos, j'ai appris que la manifestation avait dégénéré à la fin. Les lascars auraient à priori foutu la merde.

Mais pourquoi donc cette manif' a-t-elle au juste pris lieu?
Eh bien voila : aux mariages, les Chinois n'offrent pas de cadeaux ringards ni de couverts à la con. Ils offrent du fric. A la fin, le couple s'en va avec une bonne petite cagnotte. Sauf que le mariage qui nous intéresse s'est tout simplement fait braquer. Pour les Chinois, qui, paraît-il, sont relativement souvent sujets à des vols dans le quartier, la coupe était pleine. D'où la manif'.

Ce n'est pas tout. Peu de temps après ces incidents, un pote (de pote) qui habite le coin a entendu un coup de feu dans la rue. Il a regardé par la fenêtre, et a vu un Noir poursuivi par un Chinois qui lui tirait dessus. Le Noir s'est réfugié dans un magasin de sandwichs délicieux où je vais régulièrement. Le Chinois est entré, et lui a collé deux balles dans le buffet. Les employés du kebab auraient tenté de garder le Chinois à l'intérieur du restaurant, mais sans succès. Normal, celui qui a le flingue gagne.
D'après ce qu'on m'a raconté, le Noir serait mort à l'hosto.

***

Que penser de tout cela?
La première leçon, c'est qu'il ne faut pas faire chier les Chinois.
On peut aussi penser qu'être un immigré clandestin, ce n'est pas très pratique quand on a besoin de la police. Ce qui force les individus à régler les problèmes entre eux, d'où crimes, mafias, et compagnie.
Je me demande si c'est le genre de situation qui peut petit-à petit changer avec l'arrivage des bobos, qui ont commencé à débarquer dans le quartier (Depuis quand? Je ne suis pas sûr). Une telle situation, qui dure probablement depuis longtemps, peut-elle être désamorcée?

J'ai vraiment été aveugle par-rapport à Belleville. Je pensais que les délits se résumaient aux trafics divers (et à la prostitution de vieilles), mais il semble que ce soit plus sévère que ça.
Et moi qui, enfermé chez moi, pensais que tout le monde était gentil.
J'ai encore à apprendre!

Allez, la prochaine fois, peut-être que je vous raconterais ce que j'ai compris sur le gens qui perdent des dents et se laissent pousser l'ongle du petit doigt.

En attendant, je vous le répète : ne faites pas chier les Chinois!


dimanche 26 septembre 2010

dimanche 13 juin 2010

Du sang sur les pavés



Samedi 22 mai 2010. J'arrivai vers 19h30 non loin de la Place de Clichy dans l'immeuble où réside mon ami Fred. Il avait depuis un certain temps sympathisé avec ses voisins, et j'avais rendez-vous chez Eric, où j'ai également rencontré Chris, un de ses amis, ainsi que JC, un autre voisin.

JC, 41 ans, était le plus âgé d'entre nous, et un ancien de la Légion. Il souffrait depuis trois semaines d'une blessure apparemment sérieuse au genou mais n'était jamais allé se faire opérer.
Comme il faisait beau temps, mes quatre compatriotes avaient décidé de prendre trois guitares et d'aller jouer sur les quais de l'île Saint Louis. Nous sommes donc partis assez rapidement, et JC, fatigué de devoir marcher avec son attelle et sa béquille, n'a pas souhaité les emporter.

C'était une mauvaise décision : déjà dans le métro plein à craquer, je pouvais constater que JC se mouvait avec difficulté, et semblait avoir un mal de chien.
Il avait dans son sac du matériel de dessin (pastels, fusain, etc.) et, étant donné que comme moi il ne jouait pas de guitare, paraissait content de trouver un camarade d'occupation.

Nous sommes arrivés sur le quai d'Orléans, et avons un peu dessiné, pendant que les trois autres jouaient de leurs instruments. Eric est parti assez vite rejoindre d'autres amis. Chris et Fred continuèrent à jouer, pendant que JC et moi-même dessinions. Nous avions quelques bières et une bouteille de whisky.

JC semblait souffrir le martyre, et était obligé de s'allonger de temps à autres pour calmer la douleur, qui ne semblait pas s'estomper malgré le whisky.
L'alcool aidant, nous commencions à un peu faire les crétins, criant aux bateaux-mouches. JC poussait des cris à mi-chemin entre une sirène gutturale et un loup-garou. Un bruit très particulier, et qui créait une réaction amusée chez les groupes de voisins. Ce qui encouragea JC à reproduire son cri plus que de raison.

Inévitablement, à force de jouer les hurleurs, JC s'est attiré les railleries d'un gars qui se trouvait avec deux filles non loin nous. Un peu plus tard, JC a failli se battre avec lui, mais ce n'était pas du sérieux, et tout est rentré dans l'ordre après que je sois intervenu pour arrêter la dispute. Encore un peu plus tard, nous avons même sympathisé avec le groupe, qui est parti à une soirée au bout d'un moment. Les deux filles étaient gentilles, mais je tiens à préciser que le type était un connard.

Je ne suis pas très sûr du déroulement des événements, mais je crois que la suite s'est passée ainsi : JC est allé pisser dans une ruelle, après nous avoir demandé plusieurs fois si l'un de nous voulait y aller aussi. Comme ce n'était pas le cas, il est parti tout seul, en boitant.
Pendant ce temps, nous avons décidé d'aller à un autre endroit, quelques mètres plus loin. Là, nous avons rencontré un groupe de gens très sympathiques, qui aussitôt nous offrirent des verres.

C'est quelques minutes plus tard que nous entendîmes un gros BOUM sourd. Juste à-côté de nous, quelqu'un était tombé face contre terre sur les pavés, depuis le parapet qui nous surplombait. Une chute d'environ cinq mètres. Tout le monde s'est rapproché, et malgré le faible éclairage, nous pouvions très bien distinguer le filet de sang sombre qui s'échappait de la tête et formait une petite flaque.

Quelqu'un à aussitôt appelé le Samu. Je suis monté avec lui au niveau de la rue pour leur signaler notre position. Là, j'ai demandé à deux types accoudés au parapet s'ils avaient été témoins de l'accident. Ils avaient effectivement vu une personne arriver en titubant, et passer par-dessus bord. Je n'ai pas pensé à demander plus de précisions, car les pompiers et la police sont arrivés. Nous les avons conduits au blessé, et les policiers se sont mis à questionner les témoins. C'est en écoutant Fred parler à l'un d'eux que j'ai réalisé le pire : la victime n'était autre que JC, que je n'avais pas reconnu. Le drame avait soudain pris une tout autre proportion.

Tout le monde a été évacué, sauf Fred, Chris et moi-même. Après un certain temps, JC a été emporté sur une civière, avec un appareil pour respirer et tout le barda. Je n'osais pas trop regarder car il avait l'air mal en point, et encore c'est un euphémisme.

Les policiers sont arrivés à la conclusion rapide que JC, cherchant à nous repérer, était tombé du haut du parapet. Sur le coup, je n'étais pas satisfait par cette théorie, mais s'il est exact que nous sommes allés voir l'autre groupe de personnes au moment où JC n'était pas présent, cela me semble finalement assez réaliste. Ajoutons à cela le whisky et la blessure au genou, et la conclusion est crédible. Autre détail : un témoin l'aurait vu tomber et percuter une barre de fer qui était plantée dans la paroi, avant de toucher le sol.

Il était alors temps d'aller au commissariat. Fred et Chris sont montés dans la voiture de la PJ, pendant que j'embarquai avec deux membres de la police régulière. Le chef était vaguement antipathique, et avait déjà eu sur le lieu de l'accident des remarques désobligeantes à notre égard, disant que nous puions l'alcool.
Dans la voiture, voici ce qu'il m'a dit : «Ne le dites pas tout-de-suite aux autres, mais votre ami, il est foutu, il va y passer.» Charmant! Je me sentais encore moins bien, et nous finîmes par arriver.

Nous avons fait la connaissance de l'équipe de nuit, qui a pris nos dépositions. Ils ont été plutôt sympathiques, notamment celui qui semblait être le chef. On pouvait compter ses années d'ancienneté dans la police nocturne rien qu'en regardant ses cernes monstrueuses, comme lorsqu'on cherche à connaître l'âge d'un arbre. Il nous a permis de fumer des clopes, et a tapé la discute avec nous pendant un bon moment. Si longtemps même, que vers 3-4h du matin, on se demandait bien ce qu'on foutait encore là! Le chef nous a raccompagné à l'extérieur du commissariat, où il a continué à nous tenir la jambe. Il était très sympa, vraiment, mais il était aussi très bavard, et nous avons dû écourter nous-mêmes la conversation.

Nous sommes partis, un peu hagards, pour ne pas dire complètement déboussolés, vers un bar de la place de la Bastille. Après deux bières et quelques parties de flipper, nous sommes allés chez moi, et avons joué à la console jusqu'à épuisement, histoire de penser le moins possible à ce qui s'était passé.

Le surlendemain, Fred a appelé l'hôpital. Il a dû répéter toute l'histoire car la police ne leur avait donné aucun renseignement! Le diagnostic, si je me souviens bien, était que JC avait une fracture à la tête, et souffrait d'un grave traumatisme crânien. A l'heure qu'il est, on ne sait pas vraiment s'il va s'en sortir, s'il va rester dans le coma, ou s'il va carrément y passer. Je posterai la réponse quand j'en saurais plus, en espérant une résurrection rapide de JC.

Pour conclure après cette nuit d'angoisse totale, je dirais que l'être humain est bien plus fragile (dans tous les sens du terme) qu'on ne peut le penser, et que le malheur arrive très vite, à la vitesse du son. Faites gaffe à vous.


mardi 2 février 2010

It's a Road Trip Indurain

Voilà le clip de la chanson "Road Trip" de mes potes Lapin Machin.
J'ai aidé au montage de la vidéo, et j'ai conduit lors dudit road trip.
Donc je me sens vachement concerné. Donc voici le clip :


***

J'en profite pour placer mes croquis de la tournée :










vendredi 22 janvier 2010

Jodorowski's Dune


I just found here a good sum up of what exactly happened around what should have been Jodorowski's Dune. The film never existed, but it somehow spawned Alien, Blade Runner, l'Incal, and more.

"In December 1974, a French consortium led by Jean-Paul Gibon purchased the film rights from APJ. Alejandro Jodorowsky was set to direct. In 1975, Jodorowsky planned to film the story as a ten hour feature, in collaboration with Salvador Dali, Orson Welles, Gloria Swanson, David Carradine, Geraldine Chaplin, Alain Delon, Hervé Villechaize and Mick Jagger. The music would be composed by Magma, Henry Cow and Karlheinz Stockhausen or Pink Floyd. Jodorowsky set up a pre-production unit in Paris consisting of Chris Foss, a British artist who designed covers for science fiction periodicals, Jean Giraud (Moebius), a French illustrator who created and also wrote and drew for Metal Hurlant magazine, and H. R. Giger. Moebius began designing creatures and characters for the film, while Foss was brought in to design the film's space ships and hardware. Giger began designing the Harkonnen Castle based on Moebius' storyboards, and Dali was cast as the Emperor with a reported salary of $100,000 an hour. Jodorowsky's son Brontis Jodorowsky was to play Paul Atreides. Dan O'Bannon was to head the special effects department.
Dali and Jodorowsky began quarreling over money, and just as the storyboards, designs, and script were finished, the financial backing dried up. Frank Herbert travelled to Europe in 1976 to find that $2 million of the $9.5 million budget had already been spent in pre-production, and that Jodorowsky's script would result in a 14-hour movie ("It was the size of a phonebook", Herbert later recalled). Jodorowsky took creative liberties with the source material, but Herbert said that he and Jodorowsky had an amicable relationship.
The rights for filming were sold once more, this time to Dino de Laurentiis. Although Jodorowsky was embittered by the experience, he stated that the Dune project changed his life. Dan O'Bannon entered a psychiatric hospital after the production failed, and worked on 13 scripts; his 13th became Alien. "

More info here.

And here :



The first page of the short story by Moëbius and Dan O'Bannon that inspired Ridley Scott for Blade Runner :


mardi 19 janvier 2010

Blue Öyster Cult


La légende oubliée (en France en tout cas), du pur bonheur.



dimanche 10 janvier 2010

Le Vainqueur prend la tête.

texte en développement interne. veuillez patienter.

lundi 21 décembre 2009

jeudi 12 novembre 2009

Le Général Hawk est d'accord



Version longue, pour vous les gnous :

mercredi 15 juillet 2009

Détour en Donziais

Un événement historique : cette année Donzy a accueilli le Tour de France!
Étant en ce moment exilé dans ce sympathique bled paumé dans la Nièvre, j'ai pris pour vous des photogrammes à usage gentil.
Beaucoup de chars publicitaire, mais que voulez-vous, on les voyait plus que les cyclistes!
Au fait, ne cherchez pas Lance Armstrong. Ayant eu un ennui mécanique, il n'a pas terminé cette étape du tour.






samedi 27 juin 2009

Who's Bad?


lundi 18 mai 2009

Surpuissant!



Sans parler de l'indispensable reprise :

samedi 31 janvier 2009

Chkoun?

Voilà une vidéo qui ne sert à rien, mais qui met du baume au kébab.

jeudi 15 mai 2008

Terry Reid Def


"Terry Reid, tu vois, c'est un peu comme Neil Young, mais parfois sa voix monte dans les mêmes hauteurs que Janis Joplin. Dis-toi qu'il aurait pu être le chanteur de Led Zep, ça faut pas l'oublier. Nan sérieux mec écoute son album Seed of Memory, ça m'a ouvert l'esprit."


mardi 15 avril 2008

La Flamme et les Cons

Être proche de l'info, être le témoin direct de l'actualité : voilà le top pour le journaliste freelance que je ne suis pas. Toujours à l'affût du scoop, je me baladais récemment sans aucun but vers le métro Châtelet, remarquant au passage un nombre de véhicules de Police plus important qu'à l'accoutumée. L'abondance de flics est plutôt habituelle dans ce quartier touristique qui abrite également la Préfecture de Police, et depuis l'élection de ce nabot crétin de Sarkozy, la moindre manif' de sans-papiers sur la place du Châtelet occasionne le déplacement de cars entiers de Robocops. Je n'étais donc pas plus surpris que cela, jusqu'à ce que je voie un char Samsung sur lequel dansaient au rythme de gros amplis des gens payés pour avoir l'air con.

Intrigué, j'avançai vers un tas de personnes attroupées autour d'un cortège de camions de flics impressionnant. Pendant l'espace de quelques minutes, j'ai bien cru être témoin de la première Police Pride. Au bout d'un moment juste à ma gauche, un homme à l'air respectable (dans les 35 ans, calvitie, lunettes...) s'est mis à s'énerver, à dire très fort que tout cela était "la honte de la France". Dans mon ignorance totale de ce qui se passait, je me suis joint aux cris de ce Monsieur, me moquant des policiers, réclamant qu'on nous amène le président, ce genre de choses...

Puis la foule s'est mise à huer le cortège en chœur. Je me retournai, et mes yeux tombèrent sur deux filles aux pantalons baggy et dreadlocks qui agitaient une bannière ornée du drapeau tibétain. Et soudain, grâce à ces deux boudins, toute la situation m'est devenue limpide : c'était le passage de la Flamme Olympique, et l'ambiance n'était pas vraiment à la fête.

Et l'image qui restera à jamais gravée dans mon esprit apparut :
Une bande de Français vénèr, gueulant et faisant des bras d'honneur aux cars qui transportaient les athlètes Chinois, dont l'expression de joie se décomposait en un regard médusé propre à toute personne insultée sans raison.

Car ces sportifs n'ont rien à voir avec ce que leur gouvernement fait aux Droits de l'Homme, bordel! (c'est-à-dire chier dessus)
De toute façon, TOUTES les grandes nations sont criminelles. Les Jeux Olympiques, et plus généralement le sport au niveau international, sont, comme j'aime à dire, "un moyen de faire la guerre de manière pacifiste".
Alors merde, fait chier le Tibet, rien à foutre que le Dalaï-Lama rencontre ce con de Dave Matthews. Ras le cul des crétins qui préfèrent se mobiliser pour des causes dont ils ne connaissent pas un dixième des détails, plutôt que de sainement se révolter contre leur Monarque Merdique.

Tout ça pour dire que j'ai vu une foule de débiles insulter des gens qui ne l'avaient pas mérité. Je n'ai pas vu de gens "attaquer" la flamme, vu que je me suis barré après le passage des cars, un peu dégoûté par la connerie humaine de mes compatriotes. Mais que penser de ce qui est arrivé à Jin Jing lorsqu'elle portait le flambeau?

Heureusement, de retour à Belleville, j'ai pu savourer le calme d'un quartier dont les habitants ethniquement variés (dont pas mal de Chinois) vaquaient tranquillement à leurs occupations.
Un quartier sain, où les Blancs ne cherchent pas à sauver les minorités pour se donner en spectacle, et, accessoirement, gagner leur place au Paradis.

Tas de cons.

mardi 15 janvier 2008

Exosquelettes dans la Brume


Nous habitons tous six pieds sous terre, non loin de ce qui s’appelait autrefois Orléans, avant les Bombes. Ne disposant que d’un faible nombre de combinaisons antiradiation, nous sommes forcés de n’opérer de sorties qu’en petits groupes, généralement composés d’une escorte de trois à quatre personnes accompagnant deux Collecteurs. Les rôles sont établis selon un calendrier précis, et chacun d’entre nous redoute le jour où il doit une fois encore revêtir l’un de ces satanés exosquelettes. Leur utilisation nécessite un entraînement physique intense, qui se résume le plus souvent à tous courir en cercle dans la salle principale de la Station Zéro, étant donné la taille restreinte de l’Abri.

Le calendrier m’a désigné comme escorte aujourd’hui. Je me suis levé en maudissant ceux qui avaient le droit de dormir quelques heures de plus, puis me suis dirigé vers la Salle des Sas sans m’arrêter pour petit-déjeuner. Là, je revêtis l’une de nos précieuses combinaisons en caoutchouc jaune, et saisis une des .22 Long Rifle posées dans le râtelier. Je donnai un signe de tête à Roger, qui enclencha l’ouverture du Sas N° 7.

Sans grande surprise, je constate que le Monde Extérieur est encore parcouru par la tempête. A une centaine de mètres de moi, au-travers du sable furibond, je distingue les exosquelettes.


Des Exosquelettes dans la Brume.

mardi 8 janvier 2008

Un jour, un Nuton.

Un Nuton présente sa tribu, la tribu des Skinip :



Ainsi naquit la Piat Prod.

mardi 1 janvier 2008

Voeux 2008 de la Loutre

La Loutre dit : "Bonne Année 2008 à tous mes semblables et à leurs familles."

lundi 8 octobre 2007

Cheb 'Loul & Le Raï Robotique

Si vous écoutez de la musique algérienne et/ou que vous appréciez glander devant BeurTV, nul doute que vous avez remarqué depuis un certain temps la mode bizarre et amusante qui consiste à "robotiser sa voix".
Ce phénomène semble dû à un penchant stylistique vers le R'n'B, mais il pourrait également être une sorte de réponse au "Chopped & Screwed", qui est un style de rap né dans le sud des Etats-Unis (créé par DJ Screw, magnifié par Swishahouse) qui consiste, entre autres, à ralentir la voix, lui donnant des propriétés plus menaçantes, donnant un effet puissant de gangsta camé vénèr.
Il n'en est pas de même pour le raï, qui, dans sa forme traditionnelle et néo-traditionnelle, est une musique pacifique. Mais alors pourquoi diable est-ce que ces sympathiques kabyles et leurs voisins ont-ils choisi de modifier leur voix de cette façon? Ca, c'est une question qui restera peut-être à jamais sans réponse pour tous les petits blancs dont je fais partie.

Un artiste, que je surveille depuis un moment avec mon camarade Imam François, sort cependant du lot : Cheb Djelloul (ou Cheb Djeloul).
Au départ plutôt classique dans le genre, notre chanteur a opéré un virement drastique dans sa carrière, rasant sa magnifique moustache, et, vous l'aurez deviné, en robotisant sa voix. A outrance. Personnellement, nous préférons le bon vieux Cheb 'Loul moustachu.

Nous le suspectons d'avoir lancé le style, et d'être une star trop méconnue du grand public, contrairement aux vendus qui sont entrés dans le rayon de la variété française.

Ecoutes conseillées : Dommage (en duo avec Cheba Zahouania), Maaliche, et Chkoun Kan Ygoul (orthographe variable, et à ne pas confondre avec Chkoun Kan Igoul, album et chanson éponyme du groupe de rap algérien FFA).

Cliquez pour voir sa page (un peu vide) aux Editions Sun House, boîte où il a apparemment commencé à prendre de l'hélium.

Ci-dessous, une des trop rares vidéos d'une performance de Djelloul, un exemple audio saisissant du Djelloul-Cyborg (pour vous montrer que je ne délire pas complètement), et une obscure vidéo où l'on peut voir le Roi au naturel.







Bon allez, comme vous êtes sympathiques, voilà le clip de
Chkoun Kan Ygoul:



On remarque, même si notre Cheb favori emploie sa voix normale (ou très légèrement modifiée), qu'il y a une volonté moderniste, voire tubesque et dancefloor dans sa musique. Cependant, je doute qu'il en abandonne pour autant ses racines traditionnelles (même si la musique reste au synthé).


Dernière minute! Incroyable, voici une page où vous pourrez trouver de nombreux albums de Cheb 'Loul, ainsi que des tas d'autres artistes, en streaming. Il y a même des albums limite vintage de Khaled, entre autres (écoutez "Khoude K'rak" à tout prix).

Encore une update : la quête du qui et du pourquoi du Raï Robotique m'a mené vers cette interview (qui date tout de même de 2002).
On y apprend que le "son" aurait été créé chez Boualem Disco Maghreb pour Cheba Djenet lors de la production de son titre Matadjebdouliche. Or, il se trouve que Cheba Djenet (plutôt connue dans le milieu, il me semble) a fait un album en duo avec notre bon vieux Cheb 'Loul!
Laissez-moi vous dire que je suis stupéfait de toutes ces découvertes, il faut que j'aille avertir tous mes nutons.

jeudi 4 octobre 2007

C'est un peu court, jeune con.

en 3012, des archéologues
découvrent un disque dur
quasi intact. Après plusieurs
mois de recherche, ils
parviennent à en visualiser
le contenu : du cul et
des vidéos de Ben Laden.

mardi 15 mai 2007

La Revanche des Sith Internet

J’ai eu un bonus de +5 en subtilité rien qu’en allant voir Joe ! Je vous recommande d’aller lui rendre visite, ses potions de récupération ne sont pas chères du tout. Un buff à 30000/1 de ce pur puits de Mana enverrait n’importe quel camé du Royaume d’Argile au paradis des Elfes-Saint-Gris. Une seconde dose, et là, par contre, je n’en donne pas cher de votre peau de loutre : vous risquez la guillotine.

dimanche 6 mai 2007

Perspectives d'Azote

Aujourd’hui, le Boss m’a ordonné de licencier toutes les personnes de couleur. Responsabilité ardue, certes, mais ô combien positive pour mon CV.
J’ai donc dû commencer par les membres du personnel les moins efficaces, pour ne pas éveiller les soupçons.
Ahmid Ben Sahlad fut parmi les premiers ; je me souvenais de lui notamment à cause de son nom amusant, mais il se trouvait qu’il était également un travailleur exécrable doublé d’un "marrant" invétéré. Après un entretien où je me surpris à rire de bon cœur de certaines de ses remarques, j’annonçai à Ahmid la dure décision, celle qui allait bouleverser sa vie, pour le pire. Le clown n’en était plus un, et je vis en une seconde tout un univers s’effondrer dans les yeux du premier cobaye de ce que l’on allait plus tard appeler "L’Opération Frères Blancs".
Je pensai à mon CV.

***

Date notoire : le Rat a été élu par la majorité du Peuple. Il devient de ce fait le Roi des Rats.


vendredi 4 mai 2007

Ecran Fixe

Je te fixe.
Lorsque le temps est morne, je quitte ma fenêtre pour en trouver tes multiples.
Lorsque le temps se languit, j’embrasse ta lumière, je m’embarque dans ton instantané.
Tu es prévisible, certes, mais souvent tu me surprends. Serais-tu doué de vie ?
Pourquoi pas ? Tu ne cesse de bouger quand dehors reste inchangé.
Pourquoi m’en séparer ?
Tu es mon fix.

mardi 24 avril 2007

CIA-Muslim-Tactics

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Bon, j'éspère que cette fois, je suis fiché par les flics.

vendredi 30 mars 2007

Déjà Poney

Déjà Poney? Bordel, encore un jeu de mot comme ça et je me tire une balle.
N'empêche, ça aurait pu donner lieu à une chouette histoire chiante et pompeuse comme Alpine Occulte (voir plus bas). Plein l'cul. Le processus créatif? C'est de la merde. Hitler avait loupé ses études artistiques, et c'est pour ça qu'il est devenu méchant! Après, allez savoir pourquoi tout un pays l'a suivi, alors qu'il préchait la supériorité de personnes dont le physique n'était absolument pas le sien. Etaient-ils tous dingues? Qu'est-ce qui s'est passé à ce moment là? Comment ont-ils réagi quand les SS ont commencé à défiler sous leurs fenêtres?
Je suis tenté de faire la comparaison avec le Nain Teigneux qui risque bien d'être notre prochain président, mais ce serait soit trop facile, soit complètement à-côté de la plaque.
Nous vivons des temps merdeux (ou géniaux, pour les personnes au sens de l'humour surdéveloppé). La ligne est fine entre guerre froide et guerre mondiale. Aucune idée de ce qui va se passer demain, et où. Il ne manque plus grand chose pour que ça devienne la Grande Merde Globale. Et peut-être verrons-nous de notre vivant l'Allemagne ENFIN imposer sa domination, avec un régime écolo-industrialiste. Comment ça, ça veux dire nazi? Mais non, j'ai voté John Kerry moi Monsieur.

mardi 13 mars 2007

Alpine Occulte

La route sinueuse traçait son chemin au-travers des pins sans que le relief ne vînt à perturber sa progression. Serpentine, elle tenait plus de l’aspic que du boa constrictor, similaire à ces quatre-voies où les salariés s'entassent chaque matin.

Point d’émeutes ni cacophonie n’accompagnaient la voiture, qui, tel le pou sur le poil, semblait se nourrir du bitume. Elle filait à pleine vitesse, consciente de sa solitude libératrice, faisant fi de ces nombreux virages plus ou moins serrés.

Les cimes filtraient les rayons du soleil de telle manière qu'une sorte d'animation abstraite défilait sur le fuselage de l'engin de manière stroboscopique. Les vitres étaient teintées et la carrosserie, noire, ce qui donnait à l'engin une forme de torpille, sans conducteur, probablement télécommandée. Un prototype quelconque évadé dans la nature.

Le Cousin Bobby

Il était une fois un homme qui s’appelait Robert, et comme il était Américain et de petite taille, les gens l’appelaient Bob le Nain, ou plutôt « Bob the Dwarf ».

Un jour Bob décida de partir chercher de l’or dans la mine abandonnée qui se trouvait non-loin de chez lui. Grâce à sa petite taille, il n’eût bien-sûr aucun mal à se glisser entre les poutres et les gravats qui obstruaient le passage. Une fois que Bob eût trouvé une torche pour s’éclairer, il l’alluma et se retrouva...

...à la Fnac !

Perdu dans le rayon des télés géantes, Bob le Nain sentait peser sur lui le regard de Julien Lepers, dont le visage s’étendait à perte de vue dans ces grandes boîtes disposées le long du mur. Bob décida que ce paragraphe n’était pas très drôle, alors il décida de revenir dans la mine. Sacré Bob !

Les murs de ce qui ressemblait à une caverne s’illuminaient peu-à-peu, à mesure que les flammes de la torche en léchaient la paroi rocailleuse. Bob commençait à distinguer des formes et des dessins partout autour de lui. Ils apparaissaient au fur et à mesure de la progression de la lumière jusqu’à ce qu’un seul coin de la pièce ne soit encore plongé dans l’obscurité. Alors, une forme se détacha de l’ombre et vînt s’assoir à-côté de Bob.

« Bonjour, Bob le Nain, dit-il, je t’attendais. Mon nom est J.R, je suis le gardien de ce temple ». Bob, tour-à-tour abasourdi et émerveillé, admirait cet homme au chapeau de cow-boy qui lui était apparu de manière si mystique. Le gardien lui donna alors quelque chose qui ressemblait fort à une endive, et se volatilisa, laissant derrière lui une traînée de poussière d’étoiles.

Bob resta béat durant au moins dix bonnes minutes, au bout desquelles il courut hors de la mine jusqu’à son village, où il exhiba fièrement sa trouvaille. « Regardez mon endive magique! », s’écria-t-il alors que ceux qu’il appelait habituellement les Grands Bâtards passaient en l’ignorant. « Mais enfin, regardez cette endive, s’écria-t-il encore, c’est J.R, le gardien du temple, qui me l’a donnée! ». Mais personne ne semblait faire attention à ce petit bonhomme qui agitait son endive.

Soudain, j’en ai eu marre d’écrire.

Fils des Arbres

Parfois, lorsqu’au village il était dit qu’un poulet avait disparu, je savais qu’Il était revenu. Alors j’allais dans la forêt de Bois-les-Pins jusqu’à la cabane que nous avions bâtis ensemble le jour où nous nous sommes rencontrés, et je criais...

Au bout de quelques secondes, sa tête hirsute émergeait du feuillage du grand chêne où se trouvait ladite cabane. Une tête petite et ronde sous un tas de cheveux (un peu comme s’il avait été un indien Jivaro qui s’était lui-même réduit la tête) émergeait. Puis, il criait lui-aussi, et descendait les branches à toute vitesse pour venir me saluer.

C’était un enfant de notre Mère Nature, un fils de la forêt, un être libéré des chaînes de notre civilisation car les ignorant totalement (c’était en-effet un clochard). La légende prétend qu’il serait issu de l’union entre un ours et une louve, mais il serait alors doté d’une épaisse fourrure, et comme il se baladait tout le temps à poil, j’ai bien vu qu’il était juste un humain fou.

Alors j’ai décidé de chercher ses origines...

Je suis parti à Pitougny-les-Bains, grande ville la plus proche, où j’ai entrepris, à la mairie et à la bibliothèque, d’importantes recherches qui ne furent pas faciles, vu que je ne connaissais pas son nom.

J’ai finalement trouvé dans un ouvrage poussiéreux une gravure d’un couple lui ressemblant étrangement, et qui était soi-disant mort dans « un accident de porte ». Tel un bandit des grands chemins, j’ai déchiré la page, que j’ai ramenée à mon ami.

La réaction fut sans précédent. Il a commencé à se tordre bizarrement, et à pousser des cris rauques et des râles puissants, et puis il s’est retourné comme une chaussette et il a explosé.

Je ne suis plus le même depuis cette tragédie.

vendredi 9 mars 2007

Saleté faite par contrats, sale bon marché (épisode 5)

[…] Je venais de me rendre compte que le jour où j’avais perdu mes clés coïncidait avec celui où le virus était apparu sur mon ordinateur. C’est à cet instant-là que j’ai abandonné toute volonté de combattre le problème par des moyens rationnels. J’ai passé deux ans au Pérou, cinq à Cuba, et maintenant neuf à Seattle, où j’habite avec Meg.

Ses cheveux sont soyeux et chacun de ses sourires me fait peu-à-peu oublier l’effroi que j’avais éprouvé lors de l’hiver 1985. Cette date qui ne veut pas s’effacer de ma tête, qui me hante lorsque je veux dormir. […]

Elle voyait le mâle partout

Elle voyait le mâle partout. Comme d’avoir une peur panique d’un certain type de clowns. Elle se retournait dans la rue de manière stressée au moindre passant trop velu, ses mains se crispaient dans ses poches dès qu’elle mettait le nez dehors. Ses collègues l’ont longtemps prise pour une tarée jusqu’au jour où ils ont découvert qu’elle était goudou !

jeudi 8 mars 2007

Je ne suis pas un Fils de Pute.

lundi 30 août

Qui est ce mystérieux travesti qui vient de s’installer chez moi sans ma permission? Durant toute la semaine dernière, j’ai essayé de le faire sortir de mon appartement, mais aujourd’hui, j’ai compris qu’il pouvait m’être utile en cas de catastrophe nucléaire.

mardi 10 mars

Décidemment, ce vétéran du Viêt-Nam qui habite non-loin de chez moi devrait cesser de terroriser les vieilles femmes. J’ai décidé de faire signer une pétition dans le quartier pour le faire jeter en prison.

mercredi 18 août

Un rustre a essayé de me vendre un aspirateur! Il va sans dire qu’après l’avoir assommé, je l’ai traîné dans mon appartement afin de lui raboter le dos avec une casserole. Je n’ai cependant pas eu le courage de lui greffer un canapé comme je l’avais prévu, mais il a quand-même eu la monnaie de sa pièce!

jeudi 50 décembre

Alors là, la coupe est pleine! J’en ai assez de ces innombrables bulbes qui poussent sous mes ongles. C’est avec difficulté que je t’écris, carnet intime, étant-donné que mes mains ne sont plus que deux gros moignons.

J’ai eu du mal à boire mon café ce matin!

vendredi 8 octobre

J’ai de plus en plus peur de devenir un arbre. Hier, j’ai vu à ma fenêtre des hommes bizarres déguisés en rats tuer un vieux monsieur à mains nues. Depuis, j’évite de sortir de chez moi sans mon bon vieux Magnum 44. Ces fils de pute vont comprendre qui est le Roi!

samedi 9 mars

Je crois qu’aujourd’hui je devrais penser à déboucher les chiottes. Effectivement, quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’à peine sorti du bain, mes pieds aterrirent dans une flaque de merde!

dimanche 1 novembre

Cet «Arthur», qui se prétend dresseur de fauves, est bigrement louche. Je le suspecte d’apporter en secret des cartons dans ma salle de bain, après m’avoir fait boire de la cire à parquet. En effet, je me suis réveillé aujourd’hui au beau milieu d’une ferme avec pour seul vêtement un chapeau en forme de zob.

Allez vous faire enculer

Une sombre histoire criminelle dans le Paris contemporain.

Ces bâtards avaient finalement pris leur décision. Qu’elle soit dûe au mur que j’avais détruit, à l’argent que je leur volais régulièrement pour m’acheter de l’éther, ou encore l’incroyable foule de travestis, proxénètes et dealers qui mettaient les pieds chez eux par mon intermédiaire, je n’en avais à présent plus rien à foutre.

Mes parents m’avaient finalement foutus à la porte, et il allait désormais falloir que je gère ma vie tout seul.

J’ai passé environ deux ans à importuner mes amis en vivant chez eux avant de trouver, par chance, à la fois un travail et un logement. Je résidais désormais dans une chambre de bonnes située au septième étage d’un immeuble bourgeois, non loin du métro Convention. Je fis très vite connaissance avec la concierge, une grosse, à qui j’eûs immédiatement envie de faire la peau sans raison particulière. J’avais heureusement trouvé dans mon travail une sorte d’échappatoire, une activité machinale où je pouvais enfin ne rien penser.

J’étais employé comme sous-fifre au McDonald’s du quartier, où l’on avait accepté de m’embaucher malgré ma tête de con, mon absence totale de diplômes, et mon épais casier judiciaire.

Là, je découvris la joie de l’huile, qui fut d’ailleurs mon unique réel plaisir vu la médiocrité du travail en lui-même. Ces fils de pute croyaient faire de moi l’esclave du Client, mais ils ont moins ri le jour où j’ai balancé ma propre merde à la face d’un de ces salopards de vieux. Je suis donc parti travailler chez Quick...

Au bout de trois ans, je disposais enfin du strict minimum vital : un matelas, un frigo, un micro-ondes, une télé/magnétoscope, et bien-sûr une impressionnante bibliothèque de cassettes pornos. Ah, et aussi quelques posters d’Iron Maiden.

J’avais également commencé une petite collection d’armes allant du simple canif au plus redoutable fusil à lunette, qui me servait entre-autres à détruire les fenêtres de mes voisins d’en-face.

Je baignais, on peut le dire, dans une éspèce de train-train sympathique. Probablement ce que les Connards appellent « un signe de maturité ». Mais bon, j’étais heureux. Heureux de m’en être sorti, d’être indépendant.

Cependant, en ce merdique mois de Mai 97, quelque chose vint bouleverser mon univers placide : une abominable odeur de crabe mort emplissait tout l’étage des chambres de bonnes.

Je décidai aussitôt d’en avertir la copropriété de l’immeuble, qui, visiblement, n’en avait rien à foutre. J’ai donc retroussé mes manches, entreprenant une petite enquête qui me mena assez vite chez mon voisin le plus proche...

Il s’appelait Léon Chunitre, et avait 55 ans. C’était une sale enflure qui s’amusait, lorsque sa collection de crânes de rats le lassait, à défêquer par la fenêtre sur quelque passant malchanceux. Comprenant rapidement que l’infâme odeur ne pouvait provenir que de chez lui, j’en fis non sans nausées chroniques mon allié et ami.

Le Million Dollar Sermon

Dimanche 9 Juillet 2000 – Honolulu, Hawaï.

J’arrivai vers 18h au 3650 Waialae Avenue, comme indiqué sur l’affiche « Ted Dibiase, the truth about the Million Dollar Man ». Grande surprise lorsque je réalisai que le bâtiment n’était autre qu’un lieu de culte, la « Harvest Church ». Une secte ? Le seul moyen de le savoir était d’y entrer...

Il ne me fallut pas longtemps avant d’avoir la Frousse : groupe avec guitares, basse, batterie, clavier, et un chanteur dont le mot « God » revenait dans les paroles plus de fois que le nombre de fleurs sur toutes les chemises hawaïennes de la salle réunies.

Où étais-je tombé ? Quel était ce lieu ?

Une troupe de danseurs absurdes suivit le groupe, mais tout ceci ne s’avéra qu’être du remplissage en attendant Ted, LE Million Dollar Man, qui fit bientôt son apparition vêtu, bien entendu, d’une chemise hawaïenne.

-Musique du Million Dollar Man-

Il a alors commencé à raconter des trucs, genre qu’il avait assez de thune pour acheter n’importe quoi. « Je peux même t’acheter, toi ! », finit-il par dire au Pasteur. Petite scène de théâtre, donc, le Pasteur nous dit qu’il est désolé, que ça ne devait pas se passer ainsi...

Ha ha ha, les gens rigolent mais c’est ridicule. Ah merde je me suis marré aussi !

Enfin bref, Ted enchaîne finalement la suite de son sermon avec une phrase du style : « Mais je ne peux pas acheter Jésus ». A partir de là, il a donc pendant 1h30 raconté sa vie, ponctuée de moults détails dramatiques clichés (« Je n’ai jamais connu mes vrais parents », ou « La célébrité m’avait fait oublier ma famille », etc.), en proclamant bien-sûr que c’est « God » qui l’avait sauvé, et bla bla bla, tout le monde est content.

A la fin, il a appelé à venir s’agenouiller tout devant ceux qui ne connaîssaient pas Jésus (en gros, les gens qui, comme moi, étaient juste venus LE voir), et à mon grand étonnement, plusieurs gros gangstas sont venus S’AGENOUILLER DEVANT LE MILLION DOLLAR MAN !

Il y eut encore deux chansons de merde, et, voyant que le « staff » de l’église (dont la femme du Pasteur) venait discuter avec toutes les nouvelles têtes, je m’éclipsai discrètement (malgré ma chemise ultra-voyante), les cheveux hérissés par la Frousse.

Je tiens tout-de-même à dénoncer l’acte de traitrise que Ted a montré vis-à-vis de la VRAIE religion, lorsqu’il a affirmé que le catch n’était QUE du spectacle. Quelle honte !

***

UPDATE!

Voici une petite vidéo pour que vous puissiez voir à quoi ressemble le Million Dollar Man. La suite concerne surtout Paul Bearer et son urne.